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    Accueil / Les enfants, eux, ne peuvent pas attendre

    Les enfants, eux, ne peuvent pas attendre

    Afghan refugee camp, Pakistan(c) Save the Children UK/James Brabazon

    Les enfants ne peuvent pas attendre. Toutes les 3 secondes de retard dans l’action voient un enfant mourir pour des raisons que l’on aurait pu facilement éviter ; chaque jour qui passe, 100 millions d’enfants parmi les plus déshérités manquent l’école primaire un jour de plus ; et chaque soir où les diplomates se retirent pour un nouveau dîner sur leur note de frais, 300 millions d’enfants s’apprêtent à passer une nuit de plus avec le ventre vide.

    Un ‘tsunami’ de pauvreté déferle sur la planète. Des millions d’enfants sont touchés. Enfin, les dirigeants mondiaux se réunissent pour parler des opérations de secours. Ils demandent à l’ONU de mettre au point un plan d’action. Ils acceptent de se rencontrer au plus haut niveau. Mais ils préviennent que les attentes ne doivent pas être trop grandes et que le changement prendra du temps.

    Les enfants ne peuvent pas attendre. Toutes les 3 secondes de retard dans l’action voient un enfant mourir pour des raisons que l’on aurait pu facilement éviter ; chaque jour qui passe, 100 millions d’enfants parmi les plus déshérités manquent l’école primaire un jour de plus ; et chaque soir où les diplomates se retirent pour un nouveau dîner sur leur note de frais, 300 millions d’enfants s’apprêtent à passer une nuit de plus avec le ventre vide.

    Cette année auront lieu trois réunions majeures, qui seront l’occasion de sortir des millions d’enfants de la pauvreté – de sauver et transformer des vies. Pendant la rencontre du G8 en juillet, la réunion « Millénaire+5 » de l’ONU en septembre et la réunion de l’Organisation mondiale du commerce en décembre, les dirigeants mondiaux vont décider des possibilités et des moyens de tenir les promesses qu’ils ont faites aux enfants dans la Déclaration du millénaire et dans la Convention de l’ONU relative aux droits des enfants.

    Cette présentation expose certaines des décisions clés que les gouvernements devront prendre cette année s’ils veulent réellement reléguer aux oubliettes la pauvreté des enfants, notamment :

    1. Supprimer tous les frais et charges liés à l’éducation et aux services essentiels de santé pour les enfants, les financer par un accroissement des ressources nationales et des donateurs pour l’éducation. Inclure les enfants dans les objectifs de traitement du VIH/sida à l’échelon national et international.

    2. Satisfaire à la recommandation de l’ONU prévoyant de consacrer 20 pour cent au moins des budgets publics aux services sociaux essentiels, et témoigner en toute transparence de la manière dont les enfants en bénéficient.

    3. Institutionnaliser, en légiférant si nécessaire, la participation des enfants et des jeunes à l’élaboration et à la mise en application des mesures qui les concernent, notamment les stratégies de réduction de la pauvreté.

    4. Annuler 100 pour cent de la dette bilatérale et multilatérale des pays les plus pauvres, qui ont besoin de cet allégement pour permettre à leurs enfants d’accéder à l’éducation, à la santé et à un nouvel espoir.

    5. Apporter au moins 50 milliards de dollars d’aide immédiatement (au-delà des budgets d’aide existants) pour aider les enfants les plus défavorisés et accélérer les progrès en direction des OMD. Fixer en 2005 des calendriers contraignants pour garantir la réalisation de l’objectif de 0,7% du PIB d’ici à 2010, auprès de tous les pays bailleurs de fonds.

    6. Entreprendre activement de mettre en place les services essentiels pour les enfants dans les Etats fragilisés et les pays en conflit.

    7. Approuver et mettre en œuvre un système de commerce qui participe à la résolution, et non au problème, de la pauvreté des enfants. Aucun enfant par exemple, ne devrait être forcé de travailler et d’abandonner sa scolarité parce que les subventions des pays riches laissent les familles d’agriculteurs les plus pauvres du monde à la limite de la survie. Aucun enfant ne devrait mourir ou se retrouver orphelin parce que des médicaments d’importance vitale sont inabordables à cause des règles du commerce.

    Presentation: Les enfants, eux, ne peuvent pas attendre