Lutte contre l'exode des filles et la mendicité des enfants au Sénégal
Après quatre années passées dans la capitale dakaroise où elle gagnait sa vie en qualité de ménagère avec un salaire de 15 000 francs par mois, Fatou Thiaw qui avait quitté son Ndingler natal à l'âge de 13 ans est revenue se fixer chez elle, grâce à l'investissement de l'ONG Plan Sénégal à travers son unité de programme de Thiès. Cette jeune fille est sortie de la première promotion du centre de couture de Ndingler qui a été construit et équipé par Plan Sénégal dans le cadre du programme d'activités centré sur l'enfant qu'il initie dans sa zone d'intervention de Thiès.
Une expérience presque identique de lutte contre l'exode des jeunes filles est aussi déroulée dans le village de Thiénéba Gare où un centre de formation en coiffure a été créé par la même ONG pour un coût de près de cinq millions de francs. Mis en place en 2006, ce centre reçoit aujourd'hui sa deuxième promotion avec un équipement moderne. Aussi et à en croire la formatrice Daba Mboup, diplômée du Centre international de coiffure, en plus de la coiffure, les apprenants reçoivent une formation en gestion pour leur permettre de pouvoir monter leur propre entreprise.
Toujours dans le cadre de son programme d'activités centrées sur l'enfant, l'unité de programme de Plan à Thiès s'investit à Ndouf. Dans ces villages, Plan appuie les daaras en subventionnant en matériel et denrées alimentaires les maîtres coraniques qui ont aussi bénéficié de formation en prévention et en hygiène, mais aussi sur les droits de l'enfant. De même, l'unité de programme de Thiès s'est engagée dans la construction de daaras modernes afin de mettre les talibés et autres apprenants, dans des conditions idoines de travail.
Entre autres activités visant le bien-être des enfants dans leur milieu, Plan s'investit aussi, dans toute l'étendue de sa zone d'intervention, dans l'accès à l'eau potable, l'éducation et la santé. .












