Le droit à la santé pour chaque enfant

700 000 enfants de moins de 5 ans sont décédés ce mois-ci. La plupart d’entre eux auraient survécu si les soins de santé les plus basiques, considérés comme une évidence dans les pays riches, avaient été accessibles pour eux. La très grande majorité de ces enfants ont vécu et sont morts dans des pays pauvres.

Les solutions sont connues et disponibles, mais elles ne sont pas accessibles à ceux qui en ont le plus besoin. Quelques maladies, comme la pneumonie, la rougeole et la diarrhée sont les plus importantes causes de décès chez les jeunes enfants, provoquant plus de 90% des décès chez les enfants de moins de 5 ans.

Le Mouvement mondial en faveur des enfants mène une campagne pour réduire la mortalité infantile de deux tiers d’ici à 2015.

Question clé

Si, comme les preuves semblent le suggérer, les causes principales de mortalité infantile sont bien connues et peuvent être combattues avec un effort financier relativement faible, pourquoi ne baisse-t-elle pas plus rapidement ? Nous pensons que la mortalité infantile n’est pas considérée comme assez importante dans les programmes politiques de la plupart des pays du monde.

Que devons-nous changer ?

Les gouvernements des pays pauvres devraient considérer la survie des enfants et les soins de santé de base comme une priorité absolue, car nous avons pu constater que certains pays l’ont fait avec des résultats très positifs. Cela signifie une amélioration de l’allocation des ressources aux soins de santé et à la nutrition.

Les pays donateurs devraient de leur côté augmenter leurs investissements en matière de soins de santé basiques et de nutrition dans les pays en voie de développement.

Comment la campagne peut-elle permettre d’atteindre ces objectifs ?

Ces changements peuvent être obtenus grâce à :
(a)  Un engagement fort des classes moyennes et des personnes influentes pour de meilleurs soins de santé pour tous les enfants : s’assurer qu’ils sont bien informés et au courant des réalités de leurs pays et leur fournir la possibilité de s’engager pour créer un environnement propice à la mise en œuvre des changements politiques nécessaires par les gouvernements.

(b)  Un engagement des bénéficiaires directs pour renforcer l’exigence de la mise en place d’interventions efficaces pour améliorer la santé des enfants, car les services de santé font défaut aux personnes les plus pauvres. Cela n’est pas dû à un manque de connaissance en matière de prévention et de traitement des maladies, mais plutôt au fait que les systèmes de santé sont aujourd’hui embourbés dans des relations comptables qui ne fonctionnent pas. La campagne du MME agira comme moteur pour un engagement constructif et organisé des communautés locales et des enfants : ils pourront ainsi négocier avec les bureaucrates et les politiques et améliorer leurs chances d’amener un changement positif pour atteindre les objectifs en matière de mortalité infantile.

Statistiques clés

  • Principales causes de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans :
    -  Pneumonie : 19%
    -  Diarrhée : 17%
    -  Malaria : 8%
    -  Mort subite du nourrisson : 8%
    -  Rougeole : 4%
    -  VIH et SIDA : 3%
    -  Tétanos : 2%
  • Pourcentage de décès d’enfants de moins de 5 ans dues à la sous-nutrition : 53%
  • 94% de la mortalité infantile à lieu de 60 pays seulement
  • Taux de mortalité régional le plus élevé chez les enfants de moins de 5 ans : Afrique Occidentale et Afrique centrale, 186 pour mille
  • Taux de mortalité national le plus élevé chez les enfants de moins de 5 ans : Sierra Leone, 282 pour mille

Première phase (2009-2010)

En 2009, le MME a commencé à tester son approche en matière d’engagement chez les classes moyennes et les personnes influentes dans 4 pays : l’Inde, le Kenya, le Mali et la Zambie. En 2010, la campagne s’est concentrée sur 4 pays supplémentaires : en Asie le Cambodge, en Afrique l’Éthiopie et le Nigeria, et en Amérique Latine la Bolivie. 

Avec le soutien de TNS/Gallup, le MME conduit des études dans les pays susmentionnés. Les études visent à mesurer la prise de conscience en matière de mortalité infantile, ainsi que la volonté d’agir pour la réduire. Les gens ne se rendent souvent pas compte de la gravité de la situation. En leur donnant les informations nécessaires, il serait probablement possible de les pousser à agir. Ces études visent à tester ces hypothèses et à générer de nouvelles idées pour le développement de la campagne. Le premier résultat, un rapport sur les études effectuées dans les 8 pays mentionnés ci-dessus, sera présenté au début de l’été 2010.

A partir de là, le MME et ses partenaires travailleront ensemble pour mettre en place des campagnes de communications et s’assurer que les gouvernements du Sud comme du Nord prendront les mesures nécessaires.

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